Les verrues génitales: qu’est-ce que c’est et comment s’en débarrasser ?

Les verrues génitales font partie des maladies sexuellement transmissibles (MST) et sont faciles à reconnaître en raison des verrues qui se développent autour de l’anus et/ou des organes génitaux. Ces verrues sont également appelées des “condylomes” ou condylomes acuminés, ou encore des « crêtes de coq ». Les condylomes sont transmises sexuellement et sont causées par le papillomavirus humain (HPV). Aux Pays-Bas, environ 25 000 personnes sont infectées chaque année

Malheureusement, les verrues génitales ont une période d’incubation d’une semaine à un an et sont extrêmement contagieuses. Par conséquent, une personne peut être porteur sans le savoir et infecter d’autres personnes. Pour cela, les rapports sexuels ne sont même pas nécessaires, puisque la transmission de l’HPV peut aussi se faire par une simple poignée de main. Selon les experts, 80 % des Néerlandais sont porteurs (et donc potentiellement vecteurs) du papillomavirus. Heureusement, pas tous les porteurs développent des condylomes.

Bénin, mais gênant

Ces verrues, comme les verrues classiques (vulgaires), sont bénignes. Elles ne sont pas dangereuses d’un point de vue sanitaire. Pourtant, elles sont gênantes. Contrairement aux verrues vulgaires, les verrues génitales ne disparaissent pas spontanément. Les condylomes sont très tenaces.

Le médecin généraliste peut facilement diagnostiquer les verrues génitales et proposer un traitement. Ce traitement permet de contrôler et d’éradiquer les verrues, mais ne les guérit pas de façon permanente. Les condylomes peuvent réapparaître, bien qu’un traitement de deux ans permette généralement de s’en débarrasser.

Peut-on prévenir les verrues génitales ?

Dans 90% des cas, les verrues génitales sont causées par les HPV de type 6 et 11. Aux Pays-Bas, on propose à toutes les filles de 13 ans un vaccin contre le papillomavirus. Le vaccin utilisé, le Cervarix, cible les HPV de type 16 et 18, ce qui permet de prévenir le cancer du col de l’utérus, mais semble également efficace contre les condylomes.

Il existe un deuxième vaccin, le Gardasil, qui agit contre un grand nombre de souches du papillomavirus humain. Non seulement les HPV16 et 18, mais aussi les types 6 et 11. Ce vaccin permet donc aussi de prévenir les condylomes. Cependant, le vaccin ne donne pas une protection absolue. Des études menées en Angleterre et au Danemark ont montré que la vaccination entraîne une nette diminution de l’incidence des verrues génitales, mais qu’une prévention complète de cette MST n’est toujours pas possible.L’étude danoise conclut : ‘L’importante et très significative réduction de l’incidence des verrues génitales chez les filles vaccinées témoigne d’un effet précoce et à l’échelle de la population du programme national de vaccination contre le HPV et suggère potentiellement un effet similaire sur le cancer du col de l’utérus.’

Aux Pays-Bas, on se penche actuellement sur la question de savoir si la vaccination contre le HPV devrait être proposée systématiquement aux garçons aussi. La vaccination volontaire contre le HPV est possible, y compris à l’âge adulte.

Que faire en cas de verrues génitales ?

Si vous présentez, ou si vous pensez présenter, des verrues génitales, consultez toujours votre médecin traitant. Suivez scrupuleusement le traitement prescrit.

Soyez transparent à l’égard de votre partenaire (sexuel), même si vous utilisez un préservatif. Un préservatif n’offre pas une protection à 100 % contre l’infection à HPV. L’auto-contamination est également possible, ce qui complique davantage les choses. D’un point de vue médical, l’abstinence sexuelle est préférable.

En sortant des toilettes, lavez-vous toujours bien les mains, sinon vous risquez de transmettre le papillomavirus par voie manuportée.

Traitements des verrues génitales

Différents traitements existent contre les verrues génitales. Certains médicaments stimulent le système immunitaire, d’autres contiennent un agent cytotoxique (qui tue les cellules). Parmi les médicaments bien connus contre les verrues génitales, citons Aldara, Wartec et Condyline. Ces médicaments peuvent être pris uniquement sur avis de votre médecin généraliste, surtout si vous présentez d’autres problèmes de santé.

Certains traitements ou soins sont réservés aux médecins, tels que le médecin généraliste ou le vénérologue (spécialiste des MST). Par exemple, pensez à brûler les verrues génitales avec un acide, au laser CO2 ou par cryothérapie. Ces traitements sont très efficaces, mais aussi très douloureux. Dans les cas sévères, on opte parfois pour une intervention chirurgicale.

Tous les traitements ne doivent pas nécessairement être effectués dans un centre clinique des MST ou chez le médecin. Il existe un certain nombre de remèdes que l’on peut utiliser à domicile, en concertation avec le médecin généraliste.

Aldara

L’Aldara est une crème (à usage topique) qui stimule les défenses immunitaires du corps et l’aide à produire naturellement des anticorps qui attaquent les verrues génitales. Ce médicament contient le principe actif imiquimod. Il contient également de l’acide sostéarique, de l’alcool benzylique, de l’alcool cétylique, de l’alcool stéarylique, de la paraffine blanche douce, du polysorbate 60, du stéarate de sorbitan, du glycérol, de l’hydroxybenzoate de méthyle (E218), de l’hydroxybenzoate de propyle (E216), de la gomme de xanthane et de l’eau purifiée.

Si à côté des condylomes, vous êtes porteur du VIH, l’Aldara est moins efficace. Parlez-en toujours avec votre médecin.

En cas de rapport sexuel, il est important d’appliquer la crème après le rapport. La crème pourra affecter l’efficacité des préservatifs. L’Aldara ne permet pas non plus de prévenir la transmission des verrues génitales.

Condyline

La condyline est une substance qu’il faut appliquer de façon très précise au niveau des verrues génitales, à l’aide d’un fin bâtonnet en plastique. Le produit contient de la podophyllotoxine, un agent cytotoxique qui tue les cellules des condylomes. Il contient également de l’acide lactique, du lactate de sodium et de l’alcool.

Après application, il faut laisser le temps au produit d’agir. Ainsi, la condyline ne se répand pas et n’affecte pas la peau saine, où elle peut fortement irriter la peau ou même provoquer des ulcères.En appliquant de la vaseline, de la pommade au zinc ou une autre crème neutre sur la peau saine adjacente, vous la protégez des irritations potentielles.

Wartec

Comme la Condyline, le Wartec a comme principe actif la Podophyllotoxine. Il s’agit d’une crème blanche onctueuse qui doit être appliquée matin et soir (avec un intervalle de 12 heures). Le Wartec est appliqué pendant trois jours consécutifs, suivi d’une période de repos de quatre jours. Pendant ce délai, aucun autre produit contre les verrues génitales ne peut être utilisé. Une cure de Wartec prend donc 7 jours au total.

Après le deuxième ou troisième jour, le produit commencera à avoir effet. Dans la zone traitée, une légère irritation sera ressentie. Soyez prudent avec la peau saineadjacente, car le Wartec peut provoquer des irritations et des réactions cutanées.

Les condylomes n’auront pas toujours disparu après la première semaine/cure. On peut dans ce cas répéter le traitement. Dans la deuxième cure aussi, le Wartec est appliqué sur les verrues génitales pendant les trois premiers jours (matin et soir), suivi d’une pause de quatre jours.

Soyez prudent en associant différents traitements

Vous prenez d’autres médicaments? Consultez alors toujours un médecin. N’associez jamais le Wartec et la Condyline. Ces médicaments contiennent le même principe actif et ne peuvent donc pas être utilisés simultanément.

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